La société civile présente ses propositions pour la réforme foncière

Depuis janvier 2011, le Cameroun s’est engagé dans une réforme foncière, afin de faciliter l’accès des investisseurs à la terre et développer l’agriculture dite « de seconde génération ». Le processus ayant été ouvert aux proposition des acteurs de la société civile, le CED et un groupe d’organisations et de citoyens intéressés par la gestion de la terre au Cameroun, ont présenté la « Note de politique foncière de la société civile », un document qui s’appuie sur les leçons apprises de quarante-cinq années de gestion foncière, depuis la dernière grande réforme de 1974, et sur les développements nouveaux dans ce domaine. Il est inspiré des propositions formulées par la société civile à l’attention de l’administration foncière, et de textes internationaux.

Initialement présenté aux Parlementaires lors du dialogue Parlement-Gouvernement tenu les 8 et 9 décembre 2020, le document contenant ces propositions a été officiellement soumis à la presse et au grand public le 18 décembre. Cinq principes y sont proposés pour guider la réforme, avec pour vision que la législation foncière soit construite de manière participative et inclusive des droits fonciers individuels et collectifs, sécurisés par une justice compétente, rapide et peu coûteuse, et une administration protectrice des droits et intérêts des attributaires de droits fonciers et des communautés revendiquant des droits fonciers légitimes. Des mesures sont également proposées afin de restaurer un climat de confiance entre les communautés et l’administration en charge de la gestion foncière, après l’entrée en vigueur des textes issus de la réforme.

Les différentes versions sont disponibles ici: