Défense de l’environnement: L’église catholique soutient le CED

Le Service National Justice et Paix (SNJP) de la Conférence Episcopale Nationale du Cameroun (CENC) ainsi que les Commissions diocésaines Justice et Paix (CDJP) sont des services de l’Eglise catholique romaine impliqués dans la promotion et la protection des droits humains sur l’ensemble du territoire national. Parce qu’ils se sont surtout illustrés dans l’implication pour l’encadrement des populations dans les zones parfois ignorées des organisations traditionnelles de la société civile dans la participation à la gestion du bien commun, à la destination universelle des biens, à la solidarité, aux droits de l’homme, le CED  a bien voulu, dans une perspective de renforcement des capacités des défenseurs de l’environnement et des communautés locales, sensibiliser et informer les CDJP sur la thématique de la défense de l’environnement et l’action qui peut être la leur dans cette perspective.

L’atelier de sensibilisation et de formation des commissions diocésaines justice et paix sur la protection des défenseurs de l’environnement s’est tenu du 07 au 09 décembre 2015 au centre Jean Paul II de l’archidiocèse de Garoua. Il a été présidé par Monseigneur Antoine NTALOU, Archevêque de Garoua et a connu la participation de 25 diocèses.

Dans son allocution d’ouverture, Monseigneur Antoine NTALOU a rappelé l’origine du problème pour lequel il urge de trouver des solutions : l’exploitation du sous-sol dans une logique de révolution industrielle pour le développement qui met en danger les droits des riverains et aussi des hommes et femmes d’une sphère plus élargie. Si jusque-là les populations étaient muettes et sans moyen de défense, souffrant en silence, désormais elles bénéficient de l’appui de nombreuses institutions qui prennent conscience de la situation et qui surtout font prendre conscience aux autres des dangers qui nous menacent tous. Pour ces dernières  a-t-il dit, c’est une noble ambition mais qui ne va pas sans risques parce qu’elles menacent les intérêts égoïstes de certains.

Pour l’Archevêque, l’atelier de Garoua organisé dans le cadre des activités du projet « Verdir les droits de l’homme dans le Bassin du Congo » sous financement de  l’Union européenne vient à point nommé parce que  l’Église dans sa vision du développement estime que les défenseurs de l’environnement doivent eux-mêmes être défendus et soutenus. La voix la plus autorisée de l’Église ne le cache pas. On se souvient à ce propos de l’intervention du Pape François à l’ONU et de son encyclique Laudato Si’ où il affirme au point numéro 13 : « ceux qui luttent avec vigueur pour affronter les conséquences dramatiques de la dégradation de l’environnement sur la vie des plus pauvres dans le monde méritent une gratitude spéciale ».

Une visite de terrain dans l’arrondissement de Figuil pour rencontrer les riverains  impactés par les activités des sociétés CIMENCAM et ROCAGLIA a permis d’illustrer les connaissances théoriques dispensées durant l’atelier. Les villages Bergui et Douala-Biouont été visité par les participants.

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