Historique
Le Centre pour le Développement et l'Environnement (CED) est une organisation indépendante et apolitique fondée en 1994, par un groupe d’individus camerounais et étrangers. Il a été créé en réaction à la crise de la gestion des forêts au Cameroun, observée au début de la décennie 90, avec la forte augmentation de la production industrielle de bois, le développement de l’exploitation forestière illégale, la recrudescence du braconnage, et les problèmes écologiques, sociaux et économiques causés par ces développements du secteur forestier. Le champ d’action du CED s’est progressivement étendu aux problématiques des industries extractives (pétrole, puis mine solide), perçues comme des menaces pour les droits des populations et de l’environnement. Gagnant en maturité, le CED a développé une expertise sur les questions de plaidoyer, notamment en relation avec la Banque mondiale et les autres agences multilatérales et bilatérales.
L’organisation a pourtant commencé comme un mouvement peu structuré, visant à collecter des informations sur le secteur forestier, et travaillant en relation avec des ONG et des journalistes des pays d’origine des sociétés forestières, et des pays de consommation du bois. Progressivement, le CED s’est professionnalisé et s’est structuré, notamment par la mise en place d’une politique genre en 1997 (étendue aux relations entre les populations autochtones et les bantous), et par l’adoption d’un ensemble d’outils de gestion interne (règles de procédures administratives et financières, statut du personnel, règlement intérieur).
Depuis le début de la décennie 2000, le CED a fait du renforcement des capacités un des piliers de sa stratégie. Il apporte un appui à des ONG et associations locales de la zone forestière au Cameroun, et dans d’autres pays du Bassin de Congo (RCA, Gabon, République du Congo, RDC), sur les questions liées au suivi de l’exploitation forestière illégale, approche d’appui aux communautés autochtones, droit(forestier, minier,des communautés autochtones, de l’environnement, …), suivi des projets d’infrastructure et d’extraction des ressources, cartographie participative, etc.
