Jeudi, 12 Janvier 2012 08:01

Cop 17: Les pays d'Afrique centrale et les pays partenaires veulent de tout urgence la mise en œuvre de la REDD+ dans le Bassin du Congo.

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foret bassin congo

Ils l'ont fait savoir au travers d'une Déclaration conjointe d'intention rendue publique le 7 décembre 2011. Les auteurs attirent l'attention sur le rôle vital des forêts tropicales dans le changement climatique et l'importance critique du Bassin du Congo comme la deuxième forêt tropicale humide d'importance dans le monde. En effet, la région possède plus de 200 millions d'hectares de forêts quasi intactes, riches en biodiversité et habitat pour plus de 120 millions de personnes. Quelques 50 millions dépendent de la forêt pour leur subsistance et leurs cultures, et la majorité vit dans la pauvreté.

En plus de réduire les émissions issues de la déforestation et de la dégradation de la forêt dans le pays en développement et intensifier le rôle crucial de la forêt dans la provision de services éco-systémiques (notamment l'eau, la conservation des sols et la biodiversité), le processus REDD+ contribuerait aussi à l'amélioration des conditions de vie des populations des pays forestiers tropicaux.

C'est cette réalité, de l'avis des auteurs de la Déclaration, qui souligne l'urgence de stimuler les progrès en matière de REDD+ dans le Bassin du Congo en tirant parti des institutions et des initiatives existantes pour soutenir le développement et la mise en œuvre des stratégies nationales de la REDD+. Le but étant de gérer durablement les écosystèmes forestiers en vue de stabiliser le couvert forestier et réduire les émissions de carbone en tenant compte des besoins de développement dans la région.

Tous les pays d'Afrique centrale (excepté le Gabon et la Guinée Equatoriale) soutenant cette Déclaration s'engagent à « développer des politiques, stratégies et programmes de développement durable (économie verte) qui comprennent des actions de développement « sobres » en carbone pour tous les secteurs-clés notamment les secteurs forestier, agricole, énergétique, minier et de transport ». Ils envisagent également de développer des stratégies REDD+ qui ciblent les principales causes de la déforestation et de la dégradation des forêts, notamment les stratégies qui nécessitent une coopération et une coordination au-delà des frontières nationale. Par ailleurs, ils envisagent de renforcer la gouvernance forestière au moyen, entre autres, « de l'application des réglementations forestières, de la gouvernance et des échanges commerciaux (FLEGT) » et en mettant l'accent sur « le renforcement des capacités des institutions-clés afin de promouvoir le respect des normes internationales applicables en matière fiduciaire, sociale et environnementale ».

"Les pays du Bassin du Congo ont la responsabilité particulière d'établir une base institutionnelle solide sur laquelle pourront reposer les programmes de la REDD+ » a déclaré Henri DJOMBO le Ministre du développement durable, de l'économie forestière et de l'environnement de la République du Congo.

Au nom des pays d'Afrique Centrale, il a émit le vœu de travailler étroitement avec les partenaires au développement afin qu'ils « appuient avec force, les efforts déployés dans la gestion durable des forêts du Bassin du Congo et avec des moyens conséquents dès 2012".

Un son de cloche qui a trouvé résonnance auprès de sept pays. L'Australie, le Canada, la France, l'Allemagne, la Norvège, les Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Commission européenne sont les pays partenaires soutenant la Déclaration conjointe d'intention sur le REDD+ dans le Bassin du Congo.

Dans la dite Déclaration, ces acteurs se disent conjointement disposés « à être des partenaires fiables pour les pays d'Afrique centrale participant à la REDD+, en fonction des capacités et de la situation propres à chacun ». A cet effet, Ils s'engagent entre autres, à « augmenter progressivement et faisant monter en puissance le niveau global de l'aide technique et financière disponible pour le développement et la mise en œuvre des stratégies REDD+ des pays d'Afrique centrale selon des modalités transparentes, durables, prévisibles et axées sur les résultats et compatibles avec le budget national et des processus d'appropriation ». En s'appuyant sur les relations multilatérales et bilatérales existantes, ces pays partenaires assurent également leur implication dans le travail « tant au niveau régional que de manière approfondie avec chacun des pays d'Afrique centrale, comme il convient pour chaque partenaire ».

Aux fins de concrétiser les intentions contenues dans la Déclaration en actions qui feront progresser REDD+ dans le Bassin du Congo à travers de la coopération bilatérale et/ou multilatérale, tous les pays signataires s'engagent à «assurer le suivi de cette déclaration conjointe dès début 2012 »

Mireille Fouda Effa

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