
Selon le Conseil de l'audit et de l'inspection (BAI), l'enquête va notamment se pencher sur un communiqué du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, qui a annoncé en décembre 2010 que le Cameroun avait autorisé une société sud-coréenne à exploiter une mine de diamants dans le pays.
Ce communiqué indiquait que le volume des réserves estimées de la mine s'élevait à 420 millions de carats, soit 2,5 fois le total de la production mondiale de diamants en 2007.
Cette annonce avait provoqué une envolée des cours du titre de la société exploitante, C&K International, à la Bourse de Séoul. Le volume estimé avait été fortement exagéré, avait reconnu en septembre un député du parti au pouvoir (le Grand parti national) devant un comité parlementaire.
Le BAI cherche à savoir si le communiqué des Affaires étrangères a été publié pour influencer le cours de Bourse de la société, et les raisons qui ont poussé à exagérer largement les estimations des réserves de la mine, située près de Yakadouma (sud-est du Cameroun).
Le ministère des Affaires étrangère a refusé de commenter l'affaire avant la fin de l'enquête, prévue pour durer trois mois. Un porte-parole de C&K International dément que la société ait voulu manipuler son cours de Bourse. "Nous coopérons pleinement avec les enquêteurs.
L'enquête blanchira très certainement le nom de notre société", a-t-il déclaré.
"Après une enquête préliminaire, une enquête en bonne et due forme a été lancée", a déclaré un porte-parole du Conseil de l'audit et de l'inspection (BAI).
Source:AFP - Séoul
Article publié le 18 novembre 2011


