Journée internationale des peuples autochtones 2017: le CED adresse des messages-clé

A l’occasion de la célébration de la Journée Internationale des Peuples Autochtones, édition 2017, @Ong.ced adresse les 3 messages-clé ci-dessous:

1. Malgré d’indéniables efforts accomplis par les pouvoirs publics, les partis politiques et le pouvoir judiciaire, les autochtones restent faiblement représentés dans les fonctions électives au niveau local (maires et conseillers municipaux) et national (sénateurs et députés). Les dernières élections ont marqué une avancée certaine sous ce rapport, avec au total 17 conseillers municipaux autochtones des forêts (Baka et Bagyeli), 48 conseillers municipaux Mbororos, dont 30 dans la seule région du Nord-Ouest, et un maire autochtone Mbororo dans la Région de l’Adamaoua.

2. Il n’y a pas au Cameroun d’élu national autochtone (député, sénateur, ou président de la République). Dans le contexte actuel, il est difficile d’envisager que des autochtones franchissent avec succès l’épreuve des élections sénatoriales ou législatives. Pourtant leur présence dans ces instances pourrait permettre d’éclairer les décisions de la représentation nationale en présentant les éventuels impacts sur les autochtones. Pour parvenir à disposer de représentants autochtones au Parlement, il faudrait recourir à de la discrimination positive en leur faveur. Il serait souhaitable que les pouvoirs publics prennent des dispositions en ce sens pour les prochaines élections législatives et sénatoriales.

3. Il est important de définir une politique nationale pour les peuples autochtones, ce qui aura comme préalable un recensement exhaustif des communautés autochtones. Le recensement général annoncé pourrait permettre à l’Etat de se donner les moyens de connaitre le nombre exact d’autochtones au Cameroun.

C’était au cours d’une rencontre avec les médias ce jour.