Land Rights Now : Lancement ce jour de l’Appel mondial à l’action sur les droits fonciers

A l’occasion, les organisateurs vont publier un rapport intitulé « Terres communes : sécuriser les droits fonciers, protéger la planète ». Les auteurs, organisations de défense des droits fonciers du monde entier, prévoient également d’autres actions aux Etats-Unis, Inde, Italie, Mongolie, Pays-Bas, Pérou et en Afrique. Pour ce continent, le Cameroun fera entendre sa voix dans cette quête de la reconnaissance des droits fonciers aux populations autochtones et aux communautés locales grâce au Centre pour l’Environnement et le Développement (CED). L’ONG, membre actif de ce mouvement, explique que la campagne de ce jour, vise à « attirer l’attention des politiques sur la problématique des droits des communautés du point de vue de l’accès à la terre et de l’accès aux ressources ».

L’action collective de ce 2 mars 2016 trouve son essence dans Les nouveaux Objectifs de développement durable qui comprennent un engagement fort contre la pauvreté, visant à ce que tous les hommes et toutes les femmes, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables, jouissent des mêmes droits à la propriété et au contrôle sur la terre à l’horizon 2030. Et parce que cet objectif concerne également les peuples autochtones et les communautés locales bénéficiant de droits collectifs, le Mouvement mondial LandRightsNow voudrait par ses actions arriver à doubler, à l’horizon 2020, le nombre de terres reconnues comme appartenant ou étant contrôlées par les peuples autochtones et communautés locales.

Pour y parvenir, les organisateurs ont lancé à travers le monde entier une vaste campagne visant à engager et à mobiliser les communautés, les organisations, les gouvernements, les entreprises et autres acteurs du secteur privé, la société civile, les mouvements sociaux et des citoyens du monde entier en faveur de la promotion et de la sécurisation des droits fonciers des peuples autochtones et des communautés locales.

Selon les organisateurs de défense des droits fonciers, au moins 1,5 milliard de personnes, dont 370 millions de personnes autochtones, dépendent de la terre et des ressources naturelles qu’ils utilisent ou gèrent de façon collective. Leurs droits sur ces ressources sont menacés, 18 % d’entre elles seulement étant reconnues comme appartenant aux peuples autochtones ou aux communautés locales, le reste étant contrôlé par d’autres acteurs plus puissants. C’est donc près d’1/5e de la population mondiale qui est ainsi exposée à une grande vulnérabilité. Ce qui fait dire que les sociétés dans lesquelles les droits fonciers sont incertains, sont moins susceptibles de profiter de la prospérité et de parvenir à un développement durable.

Pour obtenir des changements, le Mouvement Mondial LandRightsNow demande à toutes ses cibles de défendre cet Appel mondial à l’action et de reconnaître que la sécurisation des droits fonciers des peuples autochtones et des communautés est essentielle pour éradiquer la faim et la pauvreté ; protéger l’environnement et lutter contre le changement climatique ; instaurer un monde juste où les droits fondamentaux de tout un chacun sont protégés de nombreuses demandes ont été formulé à divers acteurs.