Les partenaires du CED formés sur la prise en compte du genre dans le cycle d’un projet

Intégrer le genre dans un projet revient à prendre en considération les différentes opportunités offertes aux hommes et aux femmes, les rôles qui leur sont assignés socialement et les relations qui existent entre eux. Pour ce faire, l’analyse genre est une étape indispensable pour identifier et formuler un projet qui tienne compte des intérêts de chacune de ces catégories. Les informations recueillies lors de cette phase permettront alors de guider l’intervention qui réduira les inégalités entre les hommes et les femmes.

Tel est l’un des messages que l’on retient à l’issue de la formation sur l’intégration du genre dans le cycle d’un projet, tenue à Yaoundé du 27 au 29 mai 2019. Parmi la trentaine de participants présents, on pouvait compter les organisations de la société civile et des leaders communautaires partenaires du CED.

Dans le cadre de leurs activités, menées en majorité en zone rurale, l’intégration du genre est un défi auquel ces partenaires sont confrontés. « La présente formation a été l’occasion de mieux cerner le concept de genre », souligne le représentant du CADER (Cercle d’Appui au Développement Rural) à Akom 2, qui rajoute qu’en effet, « nombreux sont ceux qui limitent le concept à la gente féminine ». Le flou est donc dissipé pour le représentant de BACUDA (Bagyeli Cultural and Development Association) pour qui « la perception du genre était une campagne féministe, qui opposait les hommes aux femmes ».

Les participants ont pris connaissance de la politique genre du CED et à l’issue de la formation, le Représentant du RECTRAD (Réseau des Chefs traditionnels d’Afrique pour la conservation de l’environnement, la gestion durable des écosystèmes et des forêts), a largement sollicité la vulgarisation de cet outil sur lequel les partenaires pourraient s’appuyer. « L’intégration du genre pourrait contribuer à la réduction des conflits entre les communautés, cela nous amène à tenir compte des intérêts de tous et à travailler de manière inclusive. De nombreux conseils de village excluent parfois certaines catégories de personnes, au rang desquelles les femmes le plus souvent », termine-t-il.

Cette formation s’est tenue dans le cadre du projet CV4C: voix des citoyens pour le changement, qui vise à renforcer la contribution des acteurs non-étatiques (organisations de la société civile, peuples autochtones) à l’amélioration de la gouvernance forestière et la gestion durable des forêts dans le Bassin du Caongo.