Conférence internationale sur l’état des droits et des ressources 2016- 2017

Le CED a été convié le 9 février 2017 , à Dakar au Sénégal, au lancement officiel du Rapport Annuel de RRI sur l’état des droits et des ressources en Afrique et dans le monde. Cet évènement mondial qui se tenait à la Royal Society de Londres se tenait ainsi pour la toute première fois en Afrique.

Au cours de cet événement, Samuel Nguiffo, Secrétaire Général du CED, a fait une présentation portant sur « L’état des droits fonciers communautaires en Afrique : Les États peuvent mieux protéger les droits fonciers des communautés« .

Il intervenait ainsi dans le panel consacré aux  réformes foncières en Afrique – Défis et opportunités pour le maintien de la paix et des investissements durables modéré par M. Bara Gueye, Directeur, Innovation Environnement Développement Afrique (IED/Afrique). Les autres panélistes étaient M. James Yarsiah-Directeur Exécutif, ONG Rights and Rice Foundation (RRF), Liberia; M. Saydou Koudougou–Directeur Exécutif, Groupe de Recherche et d’Action sur le Foncier (GRAF), Burkina Faso; M. Ibrahima Coulibaly–Président, Conseil national des organisations paysannes (CNOP), Mali; M. Ode Oyama–Directeur Exécutif, Centre de Développement des ressources tropicales (RRDC), Nigeria.

La presse sénégalaise et internationale captivée par l’intervention du patron du CED s’est faite l’écho de son message. Quelques liens ci-dessous:

15% des conflits fonciers ont causé des décès en Afrique

Une étude révèle un dynamisme des pays africains autour de la réforme foncière

Afrique: Risques, conflits, paix et prospérite – Ces investissements fonciers, sources de désordres sociaux

Quid du Rapport?

Le rapport présenté à Dakar indique que « les efforts des populations autochtones et des communautés au Cameroun, en Indonésie, au Libéria, au Mali, au Pérou et au Panama leur ont permis de sécuriser leurs droits sur 300 000 hectares ». Un chiffre qui, d’après le document, devrait atteindre un million d’hectares en 2017.

Une situation qui masque mal les contentieux qui existent un peu partout, et en particulier sur le continent africain, avec parfois de lourdes conséquences.

Ainsi, « en 2016, une cour kenyane a mis un coup d’arrêt au parc éolien de Kinangop, s’élevant à 150 millions de dollars, en réponse à l’opposition locale », indique le rapport.

Les ressources additionnelles relatives à cet événement sont disponibles en plusieurs langues ici.