Un observatoire pour une meilleure gouvernance foncière au Cameroun

Le Cameroun abrite une diversité de formations végétales et zones agro écologiques, et n’a cessé de susciter un grand intérêt des investisseurs dans le secteur agro-industriel depuis plusieurs décennies, accentuant ainsi la pression sur les terres. Cette tendance est également visible dans d’autres pays en Afrique. A cet effet, de nombreuses recherches ont été faites afin de mieux renseigner les décideurs. C’est ainsi qu’un observatoire du foncier a été mis en place en Afrique du Sud, avec pour mission de suivre les transactions foncières dans le monde entier.

Land Matrix est une initiative mondiale et indépendante de surveillance des terres qui favorise la transparence et la redevabilité dans la prise de décisions sur le foncier et les investissements. La matrice a été développée afin de répondre au manque de données sur les acquisitions de terres à grande échelle. Son objectif principal est la collecte, l’affichage et l’analyse de données. L’observatoire du foncier qui résulte de cet exercice peut être utilisé comme un outil de plaidoyer et faciliter la recherche, en procurant des informations fiables.

Dans le cadre de sa Stratégie Nationale d’Engagement (SNE) sur la Gouvernance Foncière, le Cameroun a clairement montré son intérêt pour un observatoire du foncier. En effet, le pays ne dispose pas d’information sur les transactions foncières, l’observatoire LandMatrix a donc proposé son accompagnement pour la mise en place d’une plate-forme locale qui permettra de collecter, analyser et mettre en ligne des données sur les questions foncières locales. LandMatrix et la plateforme NES se sont réunis pour réfléchir ensemble à la possibilité de mettre en place ledit observatoire du foncier au Cameroun. Angela Harding, responsable de LandMatrix pour l’Afrique, a donc introduit l’idée d’une matrice locale et présenté des exemples d’observatoires dans d’autres pays, le Sénégal et l’Ouganda notamment.

Les participants pendant les travaux de groupe

Bien que la plate-forme ne soit pas encore créée, une réflexion approfondie sur son implémentation est en cours avec la collaboration des OSC et des administrations publiques. D’ici avril 2018, les parties prenantes devraient s’accorder sur les spécificités de l’observatoire et ses modalités de fonctionnement au Cameroun.

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