Obster, l’outil cartographique web pour le suivi de l’exploitation forestière en Afrique Centrale

Le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) au Cameroun, en partenariat avec l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) au Congo, Brainforest au Gabon et la Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée (MEEP) en RCA, a développé le projet «Agir sur les défis de l’APV: exploitation illégale et changement du couvert forestier dans le cadre d’investissement non-forestiers ».

Dans le cadre du suivi des espaces forestiers et de l’exploitation du bois, la plateforme Obster, développée par le CED, a été actualisée. Outil de renseignement et de dénonciation, son appropriation par les partenaires au projet est nécessaire, d’où la formation qu’ils ont reçue en avril 2018.

15 participants ont pris part aux échanges et ont montré un grand intérêt pour cet accompagnement dans l’utilisation de ce nouvel outil cartographique web.

La plateforme ou observatoire OBSTER s’appuie sur le couplage d’une application webmapping et d’une base de données spatiale permettant l’analyse de l’occupation et l’utilisation du sol au Cameroun, au Gabon, au Congo et en Centrafrique. Elle rassemble des données sur les différents usages des terres dans les secteurs forestiers, miniers, agro-industriels en passant par les grandes infrastructures.

Les participants pendant les échanges

La société civile de ces quatre pays a relevé un accroissement de l’exploitation illégale du bois ainsi qu’une plus grande opacité des processus d’acquisition de certains titres. Dans ce contexte, l’Observatoire des terres en Afrique Centrale fournit un cadre d’analyse des menaces existantes et potentielles sur les forêts et les terroirs villageois. Il est à la fois un outil de suivi permanent et de plaidoyer stratégique du fait de son accessibilité au large public et de sa vulgarisation auprès des communautés et Organisations de la Société Civile (OSC).

Depuis la formation, des dénonciations supplémentaires ont été recensées via Obster et l’appropriation de la plateforme par les partenaires du Gabon, de la RCA et du Congo contribuera à un meilleur suivi de l’exploitation des forêts en Afrique Centrale.