Réunies à Yaoundé pour examiner l’avant-projet de loi régissant l’élevage et les industries animales, les parties prenantes ont souligné la nécessité de protéger les communautés pastorales, de clarifier les droits fonciers et de prévenir les conflits entre agriculteurs et éleveurs.
Les organisations de la société civile demandent une meilleure prise en compte des droits fonciers et des réalités des communautés pastorales dans l’avant-projet de loi régissant l’élevage et les industries animales au Cameroun. Ces préoccupations ont été exprimées lors d’un atelier de consultation de la société civile de deux jours, tenu à Yaoundé les 29 et 30 octobre 2026.
La rencontre a réuni des représentants du ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA), des organisations de la société civile, des représentants de l’administration, des éleveurs, des peuples autochtones et des communautés pastorales engagés sur les questions foncières et pastorales. Elle était organisée par la Coalition Foncière Nationale du Cameroun, MBOSCUDA et le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED).
La consultation a permis aux participants d’examiner le texte proposé et de relever les dispositions qui pourraient être améliorées avant son adoption. Un représentant du MINEPIA a présenté l’avant-projet de loi, tandis que le président de la Coalition Foncière Nationale a exposé la position de la société civile, ouvrant ainsi les discussions.



L’accès à la terre et aux ressources naturelles figurait parmi les principales préoccupations. Les participants ont insisté sur l’importance de reconnaître les droits fonciers coutumiers et collectifs, en particulier ceux des communautés dont les moyens de subsistance dépendent de l’élevage et des activités pastorales.
La gestion des couloirs de transhumance a également occupé une place importante dans les échanges. Les participants ont souligné la nécessité de sécuriser les pistes à bétail et l’accès aux points d’eau afin de réduire les tensions entre agriculteurs et éleveurs. Ils ont aussi demandé des dispositions plus claires pour encadrer les déplacements du bétail, notamment en situation d’urgence.
D’autres questions ont été abordées : l’évaluation des dégâts causés par le bétail, les mécanismes d’indemnisation, la protection de l’environnement et la nécessité de dispositions juridiques claires qui tiennent compte des pratiques traditionnelles d’élevage. L’inclusion des femmes, des jeunes et des communautés autochtones dans le cadre législatif a également été jugée importante.
Les discussions ont en outre souligné l’importance de veiller à ce que le texte proposé soit cohérent avec les réformes foncières en cours et reflète les réalités des communautés directement concernées par les activités d’élevage.
Les photos de l’atelier sont à voir et à télécharger sur Google Drive.
Les documents de l’atelier
- Termes de référence de l’atelier (français)
- Termes de référence de l’atelier (anglais)
- Avant-projet de loi régissant l’élevage au Cameroun (français)
- Avant-projet de loi régissant l’élevage au Cameroun (anglais)
- Contribution de la société civile à l’avant-projet de loi
- Synthèse des contributions (PDF)
- Atelier, deuxième journée (PDF)


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